La fatigue numérique, c’est quoi?

SBEN.ca, votre allié pour comprendre les effets du numérique sur votre santé mentale et vous accompagner vers un équilibre. La fatigue numérique, c’est quoi? Sentiment de surcharge, fatigue oculaire, concentration diminuée… Et si votre utilisation des écrans entraînait une fatigue numérique ? La fatigue numérique est une conséquence de l’utilisation généralisée des technologies dans notre quotidien. Ce phénomène, qui est signe d’un épuisement mental et physique associé à une utilisation prolongée des appareils numériques, touche particulièrement les jeunes adultes. Les manifestations de la fatigue numérique peuvent considérablement altérer le fonctionnement quotidien et la qualité de vie, ayant des implications multiples pour la santé mentale, notamment une surcharge cognitive, un épuisement émotionnel et un déclin du bien-être général. Définition de la fatigue numérique La fatigue numérique se définit comme un état de fatigue générale causé par une exposition prolongée aux écrans et à la technologie numérique. Elle peut entraîner une variété de symptômes, tant physiques que mentaux, incluant la fatigue visuelle, les maux de tête, et des troubles de concentration. Les jeunes adultes sont particulièrement vulnérables aux effets de la fatigue numérique en raison de leur utilisation extensive des appareils numériques à des fins académiques, professionnelles et récréatives. La prévalence des symptômes de fatigue numérique a augmenté au cours des dernières décennies, atteignant son apogée dans le contexte de la pandémie de COVID-19. Les signes de la fatigue numérique Les implications de la fatigue numérique vont au-delà du simple inconfort ; elles peuvent avoir un impact significatif sur la performance cognitive et le bien-être général. Tant les paramètres d’utilisation des outils numériques que les activités réalisées sur les écrans sont associés à ce phénomène. Un aspect significatif de la fatigue numérique est la surcharge cognitive associée à l’utilisation prolongée des outils de communication numérique, tels que les plateformes de visioconférence. La visioconférence peut entraîner une « fatigue Zoom », caractérisée par une augmentation de l’épuisement mental en raison des exigences cognitives accrues liées au traitement des indices non verbaux et au maintien de l’attention dans un environnement virtuel. Cette surcharge cognitive est exacerbée par le manque de pauses visuelles et la fusion des espaces personnels et professionnels, ce qui peut conduire à des sentiments d’irritation et d’épuisement. Les conséquences psychologiques de cette fatigue sont profondes, se manifestant souvent sous forme de symptômes d’anxiété, de dépression et d’une diminution de la productivité. Le phénomène de la fatigue numérique chez les jeunes adultes est également associé à l’utilisation des réseaux sociaux. Certaines personnes rapportent une fatigue spécifique aux réseaux sociaux, caractérisée par un sentiment de surcharge et de désengagement en raison de l’afflux constant d’informations et de la pression de maintenir une présence en ligne. L’utilisation des réseaux sociaux est associée à la surcharge informationnelle, ainsi qu’à un phénomène de comparaison sociale problématique, conduisant parfois à des symptômes d’épuisement physique et mental. De plus, la fatigue numérique liée aux réseaux sociaux est exacerbée par le phénomène du FOMO (fear of missing out, ou « la peur de manquer quelque chose »). Les personnes sujettes au FOMO se sentent souvent contraintes de rester connectées pour éviter de rater d’importantes interactions sociales, ce qui entraîne une utilisation prolongée et, ultimement, une fatigue numérique. Des impacts physiques… En outre, la fatigue numérique peut également être liée à des symptômes physiques, tels que la fatigue oculaire numérique, qui comprend l’inconfort, la vision floue et les maux de tête résultant d’un temps d’écran prolongé. Des recherches indiquent que la taille de l’écran peut influencer le degré de fatigue visuelle ressenti par les utilisateurs. Les petits écrans, tels que ceux des téléphones intelligents, entraînent des niveaux de fatigue oculaire significativement plus élevés par rapport aux écrans plus grands. Cela est attribué aux caractères plus petits affichés sur ces écrans, qui nécessitent plus d’efforts pour se concentrer, augmentant ainsi la tension visuelle. Les facteurs environnementaux entourant l’utilisation des écrans, tels que l’éclairage ambiant et la luminosité de l’écran, jouent également un rôle critique dans le développement de la fatigue oculaire. Les jeunes adultes souffrant de fatigue oculaire peuvent avoir des difficultés à se concentrer, ce qui entraîne une diminution de la productivité et une augmentation des niveaux de stress. Cela est particulièrement préoccupant dans les milieux académiques où une attention soutenue est cruciale pour l’apprentissage et la rétention de l’information. La charge cognitive associée à une utilisation prolongée des écrans peut entraîner une fatigue mentale, qui aggrave les symptômes physiques de la fatigue oculaire, créant ainsi un cycle vicieux de fatigue et de réduction de la performance. En conclusion, la fatigue numérique représente une interaction complexe de défis cognitifs, émotionnels et physiques résultant d’un engagement numérique excessif. Les implications pour la santé mentale sont significatives, nécessitant une approche globale pour atténuer ses effets. Références Ashiru, J.-A., Oluwajana, D., & Biabor, O. S. (2022). Is the Global Pandemic Driving Me Crazy ? 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C’est quoi le bien-être numérique?

SBEN.ca, votre allié pour comprendre les effets du numérique sur votre santé mentale et vous accompagner vers un équilibre. C’est quoi le bien-être numérique? On entend de plus en plus parler d’enjeux en lien avec notre utilisation du numérique : cyberdépendance, dépendance aux réseaux sociaux, utilisation problématique d’internet. Les termes relatifs aux enjeux sont nombreux et variés. À l’opposé du spectre de l’utilisation problématique se trouve une utilisation dite équilibrée, qui favoriserait le bien-être numérique. Mais qu’est-ce que signifie le bien-être numérique ? Le bien-être numérique se réfère à l’état de santé mentale, physique et émotionnelle d’une personne en relation avec son utilisation des technologies et des médias numériques. Il englobe à la fois les impacts positifs et négatifs de l’engagement numérique sur la qualité de vie globale de la personne. La définition du bien-être numérique est susceptible de varier d’une personne à l’autre, ainsi que selon les étapes de sa vie. Pour les jeunes adultes, le recours au numérique s’insère dans toutes les sphères de vie : personnelle, professionnelle, sociale, académique, etc. La transition vers l’âge adulte est associée à la coexistence de plusieurs responsabilités, telles que les études, le début de leur carrière professionnelle, et parfois la création de leur propre famille. Ces diverses étapes de la vie influencent l’utilisation des technologies numériques et leur rapport à celles-ci. Dans un contexte où l’environnement se digitalise, la notion de bien-être et d’équilibre en matière de numérique revêt une importance capitale. La documentation scientifique mentionne deux éléments ayant un impact important sur le développement et le maintien du bien-être numérique des jeunes adultes, à savoir la littératie numérique et la qualité des interactions en ligne. Littératie numérique La littératie numérique est la capacité de comprendre, d’évaluer et d’utiliser les technologies numériques de manière efficace et critique. Elle englobe un ensemble de compétences nécessaires pour naviguer dans un environnement numérique, y compris la capacité à trouver, évaluer et utiliser l’information en ligne de manière responsable. La littératie numérique est étroitement liée au bien-être numérique, en particulier en raison de son impact sur la santé mentale des jeunes adultes. En effet, celles et ceux qui possèdent de solides compétences en littératie numérique — c’est-à- dire la capacité à comprendre, évaluer et utiliser les technologies numériques —tirent davantage de bénéfices de leur utilisation des écrans et se déclarent généralement plus satisfaits de leur vie. Il faut remarquer que la relation entre la littératie numérique et le bien-être est complexe. Les jeunes adultes ayant une bonne littératie numérique passent souvent plus de temps en ligne, ce qui les expose à un risque accru d’expériences néfastes telles que le cyberharcèlement ou l’exposition à des contenus violents. Ainsi, il peut sembler contre-intuitif de nommer la littératie numérique comme une potentielle source de bien-être numérique. Néanmoins, les recherches sur la littératie numérique démontrent que, grâce à leur compréhension du monde digital et leur esprit critique vis-à-vis des contenus en ligne, ces jeunes adultes sont mieux équipés pour éviter les conséquences négatives de ces expériences. Ainsi, il est évident, à la lumière des données scientifiques, que développer sa littératie numérique — tant en acquérant diverses compétences qu’en cultivant un regard critique sur les contenus numériques — est essentiel pour favoriser une utilisation équilibrée des écrans et assurer un bien-être numérique durable. Des interactions numériques de qualité Une interaction numérique de qualité se caractérise par des échanges en ligne respectueux, significatifs et bénéfiques pour les personnes impliquées. Ces interactions, authentiques et constructives, apportent une valeur ajoutée et favorisent un engagement actif. La qualité des interactions en ligne est associée à une augmentation significative du bien-être chez les jeunes adultes, notamment en raison du sentiment de connexion sociale et du sentiment d’appartenance que les interactions en ligne peuvent générer. La recherche scientifique démontre que les jeunes adultes ayant des échanges fréquents et à teneur positive avec des personnes significatives, comme des ami.e.s ou des membres de leur famille, présentent des indices de satisfaction générale plus élevés. Qualité ≠ quantité En matière d’interaction sociale numérique, quantité ne rime pas nécessairement avec qualité. En effet, la recherche scientifique démontre que quantité des interactions en ligne a le potentiel de nuire au bien-être d’une personne. Pour plusieurs jeunes adultes, l’augmentation de la communication électronique corrèle avec une diminution des interactions sociales en personne. Ainsi, les échanges numériques peuvent compromettre le bien-être s’ils remplacent des interactions hors ligne plus épanouissantes. Cette priorisation de la communication numérique peut conduire à des sentiments de solitude et à une diminution du bien-être psychologique, ce qui a été observé en particulier chez les jeunes adultes qui rapportent une tendance à privilégier les interactions en ligne aux connexions en face à face. Une responsabilité partagée La responsabilité en matière de bien-être numérique ne repose pas uniquement sur les personnes utilisatrices. En effet, la conception des plateformes numériques joue un rôle crucial dans la nature et la qualité des interactions, ainsi que dans la littératie numérique, et ultimement, dans le bien-être numérique. Malheureusement, il semble que la conception des médias sociaux privilégie souvent l’engagement des utilisateurs au détriment d’échanges sociaux significatifs, ce qui peut entraîner une détresse émotionnelle et une baisse du bien-être. De plus, cette conception laisse peu d’espace aux indices permettant d’évaluer la crédibilité de l’information ainsi que sa provenance, ce qui nuit à la qualité de l’interaction et à la littératie numérique des personnes utilisatrices. Cela souligne l’importance de créer des espaces numériques qui favorisent des interactions saines et soutiennent la santé mentale des utilisateurs ainsi que des plateformes transparentes qui favorisent la compréhension et le contenu sain, en promouvant la littératie numérique. Cela inclut des mécanismes pour assurer que les utilisateurs comprennent comment leurs données sont utilisées, ainsi que des algorithmes qui priorisent des contenus de qualité et informatifs, contribuant ainsi à un environnement en ligne plus positif et éclairé. Notre mission En conclusion, le bien-être numérique est modulé entre autres par la littératie numérique des personnes utilisatrices et par la qualité des interactions en ligne qu’elles entretiennent. Une
